Devenir pâtissière : épisode 1

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Oui, je sais à 27 ans, j’ai encore toutes mes dents. C’est sûr. Mais rappelez vous du jour où vous n’avez plus pu acheter de carte 12-25 à la SNCF… Eh bien pour devenir pâtissier, j’ai bien l’impression que c’est la même chose : c’est pas facile facile.

Alors première chose, si vous souhaitez devenir pâtissier/ère à 27 ans et que vous me lisez en ayant un CDI, lisez bien ceci :

-Pensez-y avant d’avoir 25 ans : avant 25 ans, on fait encore partie de ce monde qui s’appelle la « formation initiale » qui ouvre les portes du monde de « l’alternance » et donc vous permet de vous inscrire dans un paquet d’écoles.

– Pensez-y avant de quitter votre CDI : eh oui, il existe ce qu’on appelle CIF (Congé Individuel de Formation), les FHTT (formation hors temps de travail).

Mais si vous êtes dans le même cas que moi, voilà ce que j’ai découvert (et si quelqu’un n’est pas d’accord, alors je le supplie de le dire dans les commentaires, je n’attends que ça).

Pour devenir pâtissier, il y a plusieurs diplômes délivrés par l’Education Nationale ou les Chambres de métiers. Ils sont de niveau 3, 4 ou 5. (Si vous ne comprenez pas cette phrase, en gros niveau 6 niveau scolaire le plus bas et niveau 1 = BAC +5. Pour en savoir plus, allez jeter rapidos un coup d’oeil ici).

Les enseignements sont suivis généralement en 2 ans, après la 3ème, soit au sein d’un lycée professionnel soit auprès d’un centre de formation des apprentis (CFA). Ce second cas concerne des formations en alternance obtenues dans le cadre d’un contrat d’apprentissage (pour les candidats âgés de 16 à 26 ans – ha! Je vous avais prévenus) ou de professionnalisation (pour les plus de 26 ans – oui, c’est nous ça).

Le CAP Pâtissier permet plus particulièrement de cibler un emploi dans les entreprises de type artisanal. Ils peuvent aussi être obtenu par la formation continue pour les demandeurs d’emploi ou les salariés. La durée de formation varie alors selon l’organisme de formation (institut national de la boulangerie-pâtisserie…).

Le BEP Alimentation option Pâtissier – Chocolatier – Confiseur (quelle que soit l’option choisie) est plus prisé dans le cadre industriel ou pour travailler en grande surface.

Pour acquérir une double compétence ou une spécialisation on peut obtenir une mention complémentaire (MC) ou 1 CAP connexe. Ils se préparent en 1 an après un des diplômes précédents, par voie scolaire, par apprentissage (dans les CFA) ou en formation continue. Ce sont aussi des certifications de niveau V.

Ils se caractérisent par un approfondissement des enseignements professionnels. En ajoutant une spécialisation à la qualification de départ, ils permettent une meilleure adaptation à l’emploi. Ils assurent également une diversification des savoir-faire très appréciée des employeurs.

En pâtisserie (juste la pâtisserie – je ne parle pas ici de traiteur, boulangerie etc), il en existe 4 :

  • la MC Pâtisserie boulangère pour la réalisation de pâtisseries sucrées et salées dont la matière principale est la farine telles que les brioches, les gâteaux secs ou les cakes,
  • la MC Pâtisserie, glacerie, chocolaterie, confiserie spécialisées pour la conception de produits traditionnels et spécialisés en pâtisserie, chocolaterie ou glacerie pour la vente, la restauration ou les salons de thé)
  • le CAP Glacier fabricant pour la préparation de produits glacés
  • le CAP Chocolatier-confiseur pour la réalisation de confiserie à base de cacao ou de sucre et leurs dérivés.

Bon, mais de toute façon, moi pour le moment, je n’ai que mon diplôme très personnel délivré par mon cher et tendre qui goûte bien scrupuleusement toutes mes productions.

Alors voilà mon plan d’attaque (on verra s’il est efficace ou non):

1/ A la cuisine ! : je fais mon propre Master Chef toute seule. 1 nouvelle pâtisserie par semaine que mes chers goûteurs parisiens goûtent pour me donner leurs précieux retours.

2/ Au boulot ! : Mission trouver un financement du Pôle Emploi pour concrétiser tout ça et faire un CAP super top.

3/ Et en attendant ? On se tourne pas les pouces ! Ah non… on postule pour les ateliers de Paris (billet sur ce bon plan très prochainement)

4/ Ce sera tout? Oh que non, je me charge de vous faire le rapport de toutes mes découvertes sur ce blog (recettes, techniques, boutiques, pâtisseries, salons de thé et tout ce qui portera mon projet)

Ready? Go !

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Millefeuille et chou matcha chez Laurent Duchêne

Laurent DuchênePetite escapade du vendredi soir pour découvrir un pâtissier grand ouvrier de France dans le XVème. Nous y avons goûté un millefeuille très classique et un chou matcha.

Pâtisserie pas terrible à mon goût (trop « crème-crème » malgré la touche de rhum dans le millefeuille). Léa approuve toutefois le millefeuille.

Note pour plus tard : Duchêne me déçoit sur ce coup là mais je note qu’il faudra m’inspirer de la vaisselle et du mobilier de Léa…

http://www.laurent-duchene.com